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Survie Lorraine

Le Togo

Assainir les relations franco africaines

Suite à la mort du président du Togo Gnassingbé Eyadéma, et aux éléctions du 24 avril 2005, voici quelques infos et ressources sur ce président, ce pays et ses liens avec la France.
  • Les élections présidentielles du 24 avril 2005
  • La présidence du dictateur Gnassingbé Eyadéma
  • A lire
  • Les communiqués précédents
  • Violence et violation des droits de l'homme au Togo
  • Liens
  •  

    Avril 2005. Le choix volé des Togolais
    Rapport sur un coup d’État électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale Coordonné par l’association Survie (voir publications)


    Le dernier Dossier noir :
    Togo
    résumé plus bas

     

    <haut de page>

    Elections du 24 avril 2005

    Suite au hold-up électoral, les violences et arrestations se poursuivent au Togo.
    Le soutien du gouvernement français à ce processus de confiscation n'est plus à démontrer.

    Faure Gnassingbé, fils de l'ancien président, a été déclaré élu par le régime en place, au terme d'un ensemble de dispositifs de fraude, avec certaines complicités à l'extérieur du pays, et avec d'importantes violences et répression avant et suite à cette déclaration.
    Survie évalue les résultats réels ainsi : 72,2 % pour le candidat de l'opposition (au lieu de 38 % annoncés), et le score du fils Eyadéma au maximum de 25,5 % (au lieu de 60 % annoncés)
    Explication sur la construction de cette estimation et un tableaux des chiffres officiels et redressés à la page :
    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=485 [18 mai 2005]

    Trouvez ci-dessous plusieurs éléments : une résolution du parlement européen, un article et plusieurs communiqués de Survie émis avant et à la suite des élections.


    L'imposture criminelle, par FRANCIS LALOUPO (équivalent 5 pages)
    > http://www.afrique-asie.com/archives/2005/189juin/189togo1.htm
    [juin 2005]


    Togo: plus de 800 personnes tuées (Ligue togolaise des droits de l'homme)
    > http://actu.voila.fr/Depeche/ext--francais--ftmms--citoyennete/050514205040.0mwjphzd.html
    [5 mai 2005]


    Le 12 mai 2005, le Parlement européen a adopté une résolution condamnant fermement la répression violente par les forces de l'ordre
    contre les personnes contestant la régularité du scrutin.
    Ci-dessous des extraits d'un article de Patrick de St Exupéry du Figaro à ce propos, le lien d'un autre, et celui de la résolution mentionnée.

    texte de la résolution sur le site officiel du parlement européen :
    > http://www2.europarl.eu.int/omk/sipade2?L=FR&OBJID=95843


    TOGO Trois semaines après l'élection présidentielle, entachée de violences et de fraudes, les arrestations se poursuivent
    Les eurodéputés critiquent la politique africaine de la France
    > http://www.lefigaro.fr/international/20050513.FIG0162.html
    Patrick de Saint-Exupéry
    [13 mai 2005]

    La diplomatie française en Afrique est dans le collimateur du Parlement européen. Dans une résolution d'une rare fermeté, les eurodéputés n'ont pas hésité à mettre en cause l'attitude observée par Paris au lendemain du scrutin présidentiel togolais du 24 avril, un scrutin marqué par de nombreuses violences et irrégularités.

    Pour les députés de Strasbourg, qui n'y vont pas par quatre chemins, "les conditions dans lesquelles s'est déroulée l'élection du 24 avril (...) ne permettent pas de reconnaître la légitimité des autorités issues de ce scrutin". En conséquence, les Etats membres sont invités "à s'abstenir de toute déclaration unilatérale sur la régularité des élections" afin de "rechercher une position commune au sein de l'UE".

    La pique à l'attention de Paris est évidente. Au lendemain du scrutin du 24 avril, la diplomatie française était montée au créneau pour souligner les "conditions globalement satisfaisantes" dans lesquelles avaient eu lieu les opérations de vote. Mais elle dépasse le seul Quai d'Orsay pour toucher également l'Elysée qui, voici une semaine, a adressé au vainqueur proclamé du scrutin, le fils du général Eyadéma, ses "félicitations" accompagnées de "vœux de plein succès".

    La réserve présente dans le télégramme signé du président Jacques Chirac "mettre concrètement en œuvre l'ouverture politique" n'a visiblement pas permis d'atténuer l'ire des eurodéputés. La France est le seul pays occidental à s'être autant impliqué, au risque du parti pris, dans la crise togolaise.

    Le commissaire européen à la Coopération, Louis Michel, s'est contenté de "prendre note" du résultat des élections tout en souhaitant que le pays "entre dans la voie de la réconciliation". Washington a émis de nombreuses réserves. Et différents diplomates, visiblement outrés, se sont arrangés pour faire "fuiter" des rapports accréditant la thèse d'une fraude massive.

    [...]

    Dans le même temps, les négociations lancées afin de mettre en place un gouvernement d'union nationale semblent progresser.

    Mais il est à craindre que ces annonces, cosmétiques selon de nombreux observateurs, qui relèvent que le général Eyadéma en avait usé en son temps, ne suffisent pas. De passage à Paris, le président de la Ligue togolaise des droits de l'homme (LTDH), Adote Ghandi Akwei, a fait part de son extrême pessimisme: "Nous étions, a-t-il expliqué au Figaro, l'une des rares organisations de la société civile à avoir encore l'oreille de la population et nous constatons qu'aujourd'hui nous n'avons plus aucune prise.

    Les jeunes ne voient comme seule issue que la violence. Et quand nous tentons de leur expliquer que ce n'est pas la meilleure voie, qu'il faut attendre, ils ne nous écoutent plus."

    Évoquant une "paix des cimetières", le président de la LTDH affirme que les "ratissages, les arrestations et les chasses à l'homme" se poursuivent toujours: "Les gens sont terrorisés, il est impossible de faire un travail d'enquête au Togo et, moi-même, je suis un demandeur d'asile en sursis", conclut-il.


    La résolution du parlement européren est également reprise sur RFI :
    Le Parlement européen ne reconnaît pas l'élection de Faure Gnassingbé
    > http://www.rfi.fr/actufr/articles/065/article_36155.asp

    APPEL du 27 avril 2005 :
    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=483

    Au Président de la République française,
    Aux Etats Membres de l'Union européenne,
    Au Président de la Commission européenne,
    Au Secrétaire exécutif de la Communauté Economique des Etats de
    l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO),
    Au Président de l'Union Africaine,
    Au Secrétaire Général de l'Organisation des Nations-Unies.

    ÉLECTIONS TOGO : REFUSER LA MASCARADE ELECTORALE

    Alors que de nombreux observateurs du scrutin présidentiel du 24 avril 2005 ont constaté un vote massif du peuple togolais en faveur du candidat de l'opposition unie, le pouvoir en place, mené par le fils du défunt dictateur Eyadéma, a organisé une vaste opération de manipulation, démontrée par les faits suivants :

    l'interdiction pour les média privés de couvrir les 2 dernières semaines de la campagne électorale, le refus du gouvernement togolais d'intégrer des représentants des partis d'opposition dans les instances locales de révision des listes et de distribution des cartes, opéré au strict profit du candidat du pouvoir, de nombreuses intimidations et exactions commises par des agents des forces de l'ordre et des milices du parti présidentiel dans les jours précédant le scrutin,
    le refus du gouvernement togolais de permettre la présence des représentants de l'opposition dans les bureaux de vote pour participer au contrôle des opérations de vote, le saccage du centre informatique de contrôle du candidat de l'opposition, la saisie et la destruction d'urnes par des éléments armés, des actes de fraude électorale constatés dans de nombreux bureaux de vote de la capitale (votes multiples, falsification de cartes
    d'électeur et de bulletins…), l'immixtion violente de l'armée tout au long de la journée du 24 avril, la longue coupure de la quasi-totalité des moyens de télécommunication jusqu'à la proclamation des résultats le 26 avril et au-delà.
    [...]


    Communiqué Survie :
    Appel à la solidarité avec le peuple togolais en lutte pour récupérer sa liberté au bout de 40 ans de tyrannie
    http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=480
    Publié le mercredi 20 avril, 2005


    Communiqué du 20 Avril 2005

    Togo: La libre participation au processus électoral est rendue impossible

    Déclaration de la coalition Togo:
    Amnesty International, ACAT-France, Agir ensemble pour les droits de l'Homme, Franciscans International, la Fédération internationale des ligues des droits de l'Homme (FIDH), FIACAT, Organisation Mondiale Contre la Torture (OMCT), Secours Catholique-Caritas France, Survie

    La coalition Togo lance aujourd’hui une mise en garde à la communauté internationale concernant les violations systématiques et persistantes des droits humains par le gouvernement togolais et les bandes armées proches du parti au pouvoir à l’approche de l’élection présidentielle prévue le 24 avril 2005.

    La coalition Togo estime que dans les circonstances actuelles, la libre participation au processus électoral conformément aux normes internationales n’est pas garantie.

    Depuis l’annonce de la mort du Général Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005, la coalition a répertorié un certain nombre d’éléments montrant que le gouvernement togolais persistait dans sa politique d’intimidation de la population, d’arrestations arbitraires de partisans de l’opposition et de restrictions illegales à la liberté de réunion, d’association et d’expression.
    Les violations persistantes et systématiques des droits humains observées au Togo depuis de nombreuses années, ainsi que l’absence délibérée de volonté du gouvernement de poursuivre en justice les auteurs présumés de tels actes empêchent les Togolais de prendre part au processus électoral librement et sans crainte. Le climat d’intimidation et de harcèlement dans lequel les élections sont préparées nécessite une réaction ferme de l’ensemble de la communauté internationale y compris l’Union Africaine, la Communauté économique desÉtats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et l’organisation des Nations Unies.

    La coalition est préoccupée en particulier par les atteintes aux droits humains perpétrées par le gouvernement et ses partisans organisés en bandes armées:

    - des arrestations arbitraires visant à entraver la campagne électorale de l’opposition, et notamment la mise en détention de militants d’opposition actifs dans la campagne ;
    - des actes de violence politique, notamment le passage à tabac de partisans de l’opposition, le saccage de locaux destinés à des réunion
    d’opposition et l’interdiction de réunion pour certains partis d’opposition;
    - les tentatives de bâillonner les médias privés;
    - de nombreux actes de harcèlement et d’intimidation des partisans de l’opposition, faisant craindre des représailles post-électorales dans les circonscriptions ayant voté pour l’opposition.
    A une semaine de l’élection présidentielle, la pression ne cesse d’augmenter et confirme la détermination du gouvernement à empêcher la tenue d’élections libres et pluralistes. Ainsi, le 15 avril 2005, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a informé les radios et télévisions privées qu’elles n’étaient « pas autorisées à assurer la couverture médiatique de la campagne de tous les candidats », ni à « à organiser des émissions spéciales ou des débats animés par les candidats ou leurs représentants ».

    Par ailleurs, de nouveaux affrontements ont eu lieu samedi 16 avril à Lomé entre partisans de l’opposition et partisans du parti au pouvoir qui sont armés de gourdins cloutés, de cordelettes et d’armes à feu.

    La coalition Togo appelle la communauté internationale à intervenir de toute urgence auprès des autorités togolaises et de tous les candidats à l’élection présidentielle afin de prévenir d’autres violations des droits humains conformément aux normes internationales et régionales que le Togo a ratifié, y compris la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples . Elle lui demande également d’envoyer un message clair aux autorités togolaises afin que les électeurs puissent se prononcer librement, sans crainte ni entraves lors du prochain scrutin.


    le régime fait tout pour empécher l'organisation d'élections libres et transparentes
    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=479
    Publié le mardi 19 avril, 2005
    Togo : collusion
    Article à Paraître dans "Billets d'Afrique d'ailleurs" n° 136 de mai 2005.

    Dans le dernier paragraphe (sous-titré Collusion) d'un article paru dans le quotidien Libération ("Présidentielle à haute risques au Togo", 16/04), Thomas Hofnung cite un « proche du dossier » à propos de Faure Gnassingbé : « Agé seulement de 39 ans, il est en phase avec la jeunesse de son pays, et il dispose de la machine bien huilée du parti au pouvoir, le Rassemblement du peuple togolais, face à une opposition divisée. » Le journaliste affirme par ailleurs que la France envisage d'envoyer des observateurs au Togo à l'occasion des prochaines élections présidentielles. Il s'agirait de « parlementaires familiers du dossier ». Un mafieux à la tête d'une « machine bien huilée » et des « familiers du dossier » complices : et voilà le travail ! Lors d'une récente conférence de presse présentant l'ouvrage de Gilles Labarthe, "Le Togo, de l'esclavagisme au libéralisme mafieux", le chercheur Comi Toulabor a déclaré que, selon de nombreuses sources très crédibles, Jacques Chirac passe un temps non négligeable au téléphone avec les chefs d'État de la CEDEAO (3) afin de les « encourager » à ne pas se montrer trop regardants sur ce qui se passe à Lomé. Autrement dit, le Président français exercerait des pressions diverses sur ses homologues de l'Afrique de l'Ouest afin qu'ils favorisent le maintien au pouvoir de l'actuel système mafieux qui, au Togo, tient lieu de « gouvernance ». Notons que la machine bien huilée ne cesse de tester la tolérance de la communauté internationale (les pays qui la composent et les diverses institutions dans lesquelles ils sont représentés, de l'ONU à l'Union Africaine en passant par l'Union Européenne et la Francophonie, entre autres) pour ses frasques. Cette tolérance semble de nature à susciter toutes les inquiétudes ! Qu'il s'agisse des tricheries en matière d'établissement des listes électorales ou de distribution des cartes d'électeurs, du non respect des engagements pris concernant l'accès de l'opposition au contrôle des élections, ou encore des arrestations arbitraires, on n'enregistre pas la moindre protestation. Faure peut compter sur la collusion de la France (ou du moins de l'Élysée) pour l'aider à maintenir en place la vieille tyrannie qui détruit la société togolaise. Le peuple togolais semble ne pouvoir compter que sur lui même pour s'en débarrasser : il doit se sentir bien seul. Si les effets de cette collusion devaient conduire à un embrasement du pays, quelle terrible responsabilité ! Lorsque nous mettrons cette publication sous presse, les élections auront eu lieu, c'est en tout cas ce qui est annoncé. Nous espérons que ce que nous aurons à ajouter d'ici là ne correspondra pas à nos pires craintes. [SC]

    En ligne avec une revue de Presse sur l'actualité togolaise

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=479


    La démocratie contre la Françafrique
    Extrait de l'éditorial de Billets d'Afrique n° 135 (Avril 2005)

    (...) Au Togo, ce qui n'est pas un mince exploit, la vraie opposition a su se choisir un candidat unique, Emmanuel Bob Akitani, le vainqueur réel de la présidentielle de 2003. Le pouvoir en place présente Faure Gnassingbé, le fils du dictateur, et dispose en principe toutes les possibilités administratives et militaires d'une fraude gigantesque - une perspective sur laquelle ferment les yeux l'Union européenne et l'instance politique ouest-africaine, la CEDEAO, "travaillées" par la diplomatie française. Mais le peuple togolais sait que, s'il obtient un tout petit minimum de contrôle du processus électoral, le raz-de-marée anti-dictatorial submergera la part de fraude inéluctable. Tout l'enjeu consiste donc, pour les amis du Togo, à aider les démocrates de ce pays à maintenir assez de failles dans le verrouillage du scrutin. Le clan Eyadéma n'aurait alors plus d'autre choix que d'accepter un vote de rejet massif du régime, ou casser ce résultat en se trouvant confronté à un déficit abyssal de légitimité.
    (...)

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=474

    <haut de page>

    La présidence Eyadéma

    Gnassingbé Eyadéma est devenu président du Togo en 1967, 4 ans après avoir participé à l'assassinat du président élu, Sylvanus Olympio. Cet assassinat a reçu le feu orange des autorités françaises, voire a été suscité par Jacques Foccart, l'homme des services secrets et chargé de la politique africaine de De Gaulle. Eyadéma avait quitté peu avant l'armée française, dans laquelle il avait combattu en Indochine et en Algérie.
    Le gouvernement de Sylvanus Olympio cherchait à émanciper le pays de la tutelle de l'ex-métropole et amorçait par exemple une coopération avec l'Allemagne, le Togo ayant été une colonie allemande.
    C'est alors un régime de parti unique, le plus militarisé de la région, qui est instauré, avec le concours de nombreux conseillers, coopérants militaires et autres "amis" français.
    M. Chirac a répété peu après sa mort qu'Eyadéma était un ami de la France et un ami personnel.
    Le dévoiement de l'aide publique pour des projets servant les intérêts du clan au pouvoir, et le détournement de la rente des matières premières (le Togo est notamment producteur de phosphates) amènent ce pays aux ressources importantes à sa situation socio-économique actuelle. L'espérance de vie y est inférieure à 52 ans, la dette publique s'élève à 370 € par habitant.
    hg

    L'homme qui vient de disparaître était l'une des figures les plus caricaturales de Françafrique : un Ceaucescu local. Le détournement de l' argent des phosphates a considérablement enrichi le clan Eyadéma, mais aussi ses amis français.


    Pour mieux comprendre le parcours d'un président comme Eyadéma, sous une forme littéraire, je vous recommande En attendant le vote des bêtes sauvages, de l'écrivain ivoirien Ahmadou Kourouma, qui a passé 10 ans au Togo.
    En attendant le vote des bêtes sauvages (prix du livre Inter 99) est une féroce satire des chefs des juntes militaires africaines, et largement inspiré du parcours du chef de l'Etat togolais, le général Gnassingbe Eyadema. Le titre de cet ouvrage consacré à la critique du processus de démocratisation en Afrique est inspiré d'une remarque que lui fit un cuisinier alors qu'il résidait au Togo : "Si les hommes refusaient de voter pour Eyadema, les bêtes sortiraient de la brousse pour voter pour lui."

    > fiche du livre et commande en ligne

    <haut de page>

    Les autres communiqués Survie à propos du Togo

    La précedente élection d'Eyadéma père le 1er juin 2003 à fait l'objet de plusieurs communiqués de Survie dont deux, signés par 7 autres ONGs et publiés avant et après l'élection.


    ELECTIONS AU TOGO : ENCORE UNE FOIS, UNE PARODIE DE DÉMOCRATIE
    Publié le 16/05/2003

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=18



    ACAT France - Action des chrétiens pour l'abolition de la torture
    Agir ensemble pour les droits de l'Homme
    FIACAT - Fédération internationale de l'ACAT
    FIDH - Fédération internationale des Ligues des droits de l'Homme
    Franciscans International
    OMCT- Organisation mondiale contre la torture
    Secours-Catholique / Caritas France

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=185

    > http://www.fidh.org/communiq/2003/tg1206f.htm

    Publié le 13 juin 2003
    "Après trente six ans de pouvoir autoritaire marqué par des violations massives des droits de l'Homme et au cours desquelles les assassinats politiques se sont multipliés, le Général Eyadéma vient à nouveau d'êtreproclamé vainqueur de l'élection présidentielle du 1er juin dernier àl'issue d'un scrutin entaché par d'importantes irrégularités." (...)


    Les liens des autres communiqués :

    TOGO : TOUCHE PAS À MON DESPOTE ! (SUITE) EYADÉMA DICTATEUR À VIE, CHIRAC COMPLICE !
    Publié le 10/06/2003

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=194

    TOGO : LA MANIPULATION AU POUVOIR, LA VÉRITÉ EN PRISON
    Publié le 17/06/2003

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=197


    Ce genre de dirigeant et les liens qu'il a avec les autorités françaises justifient la campagne de Survie contre le soutien de la France aux dictateurs africains.

     

    Fodé Sylla, entre autres, au Togo d'Eyadéma :
    " Touche pas à mon despote "

    Ce communiqué Survie publié le 30 mai 2003 faisait suite à la mission d'observation des élections présidentielles au Togo, effectuée par l'ancien président de SOS Racisme et député européen.
    Fodé Sylla a désavoué par ce voyage une position de l'Union européenne qui a fait savoir qu'elle n'envoyait pas d'observateurs pour cette élection, faute d'avoir pu mener une "mission exploratoire".
    Il a cautionné cette troisième élection présidentielle truquée (par trafic des listes et des cartes d'électeurs, le bourrage et la confiscation des urnes.)

    Publié le vendredi 30 mai, 2003

    URGENCE

    Le Groupe Confédéral de la Gauche Unitaire Européenne a décidé d'assumer les frais de mission de l'eurodéputé, l'un des vice-présidents du Parlement Européen, Fodé Sylla, qui effectuera une mission d'observation des élections présidentielles au Togo à la demande de l'Elysée. La délégation comprendra également le député du Rhône Christian Philip (UMP), le député Paul-Henri Cugnenc (UMP), président du groupe d'amitié France-Togo, et un sénateur.

    Ces Messieurs ne peuvent ignorer que Gnassingbé Eyadéma, au pouvoir depuis le putsch du 13 janvier 1967, sortira vainqueur de ces élections quel que soit le résultat du scrutin. Le général-"président" est un maître ès ventriloquie, il fait parler les urnes. Ce n'est pas le moindre de ses talents. Ces Messieurs ne peuvent ignorer davantage les menaces qui guettent l'électorat de l'opposition : selon nos informations, le père de l'ancien Premier ministre Agbeyomé Kodjo a dû fuir le pays. S'en sont-ils inquiétés ? Des journalistes indépendants et des militants des droits de l'Homme sont victimes d'emprisonnements arbitraires. S'en sont-ils inquiétés ?

    (...)

    Ex-président de SOS Racisme, accusé de cautionner la dictature togolaise par des militants de la solidarité internationale abasourdis, Fodé Sylla répond : « Ne pas y aller serait accepter que l'opposition a perdu d'avance et qu'une fois de plus, Eyadéma aura réussi son coup » [AFP, Abidjan, 25 mai 2003]

    L'ancien président de SOS Racisme sait pertinemment que l'opposant à Eyadéma qui pouvait (devait sans doute) emporter le scrutin l'a, lui, perdu d'avance - puisqu'il en a été écarté. Et donc, « une fois de plus, Eyadéma aura réussi son coup ». Désavouer une position de l'Union européenne (elle a fait savoir « qu'il n'y aurait pas d'observateurs pour cette élection, faute d'avoir pu mener une "mission exploratoire" ») pourrait, en d'autres circonstances, être un acte de courage. En l'occurrence, c'est incompréhensible.

    (...)

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=191

    <haut de page>

    Violence et violation des droits de l'homme au Togo

    Sur la situation des droits de l'homme dans le pays, la réalité des violences commises au Togo, vous pouvez vous reporter par exemple aux organisations :

    Amnesty Internationnal :

    > http://web.amnesty.org/report2004/tgo-summary-fra (rapport 2004)
    > http://web.amnesty.org/library/fra-tgo/index (index des documents Togo)

    ou la FIDH :

    > http://www.fidh.org/afriq/togo.htm

    <haut de page>

    Publications

    Survie vient de sortir son Rapport sur les élections au Togo.

    Avril 2005. Le choix volé des Togolais
    Rapport sur un coup d’État électoral perpétré avec la complicité de la France et de la communauté internationale

    Coordonné par l’association Survie

    Avec les contributions de : Ligue Togolaise des Droits de l’Homme, Commission diocésaine Justice et Paix de Lomé, Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme (RADDHO), Kangni Alem, Benjamin Chevillard (revue Indésens), Clément Boursin (ACAT-France), Franck Ekon (Le Togolais.com), Thomas Loudenot et Charlotte Merle (Citoyens Sans Frontières), Ardiouma Sirima, Fabrice Tarrit, Comi Toulabor (CEAN, Sciences-Po Bordeaux), François-Xavier Verschave, Abdourahman Waberi.

    Le 24 avril 2005, alors que les Togolais sont appelés aux urnes, le régime organise la fraude afin de permettre à Faure Gnassingbé, fils du dictateur Gnassingbé Eyadéma décédé quelques semaines auparavant, de succéder à son père.
    Malgré les protestations du peuple togolais et la répression dont il est aussitôt victime, la CEDEAO (et à travers elle, la France) avalise les résultats donnant Faure Gnassingbé vainqueur.
    Au Togo, dans les pays voisins, en France, un front du refus se met en branle. Convaincus que la vérité doit être connue sur ce qui s’est passé au Togo, que la fraude électorale doit être démontrée, des journalistes, des représentants d’ONG et d’organisations religieuses, des militants des droits de l’Homme, se rencontrent, communiquent par téléphone, échangent leurs écrits, manifestent. Un combat les rassemble, celui de la lutte
    contre l’impunité.
    Ce rapport met en lien leurs textes, articles, déclarations et autres documents. Produits pendant cette période, ils fournissent des éléments concrets d’appréciation et d’analyse sur les événements togolais. Y ont été ajoutés quelques textes de synthèse.
    Rédigé rapidement pour pouvoir être publié avant que l’attention ne retombe – et pour aider à ce qu’elle ne retombe pas –, ce document obéit à la nécessité de rendre disponibles au plus tôt les tenants et aboutissants de cette crise politique et diplomatique majeure, qui pourrait affecter durablement l’essor démocratique du continent africain.

    peut être commandé auprès de Survie (11 € dont 1 € de frais de port)
    Survie :
    210, rue Saint Martin
    75003 Paris
    Tel: 01-44-61-03-25
    Email: survie (a) wanadoo.fr



    Dossier noir de la politique africaine de la France n° 20 - Sorti le mardi 12 avril 2005
    "Togo, de l'esclavage au libéralisme mafieux"


    Cette enquête mène le lecteur à la découverte d'un pays encore méconnu : le Togo, l'une des plus longues dictatures militaires de l'histoire contemporaine africaine. Dans ce pays « ami de la France » s'activent depuis plus de quarante ans un ensemble de réseaux au service d'une passion commune : le détournement des fonds publics et le pillage des ressources naturelles.

    En réponse aux thèses persistantes qui voudraient attribuer la responsabilité du marasme aux Africains eux-mêmes, ce nouveau Dossier noir de la politique africaine de la France démonte les principaux mécanismes et jeux d'influence étrangers qui ont contribué à ruiner depuis 40 ans l'équilibre économique et social d'une jeune nation, surnommée la « Suisse de l'Afrique » jusqu'à la fin des années 1970.

    Le coup d'Etat militaire et les récentes pressions diplomatiques qui ont immédiatement suivi la mort de Gnassingbé Eyadéma, le 5 février 2005, ont encore confirmé le rôle prépondérant des chancelleries occidentales qui cherchent à garantir leurs intérêts dans la région.

    Sorti le mardi 12 avril 2005
    (rédigé avant la mort du président Eyadéma)
    Editeur : L'Harmattan - Ouvrage disponible à Survie

    > Fiche du livre sur le site de Survie

    > Fiche par l'éditeur et disponibilité en ligne :

    Table des matières :

    Avant-propos
    I. INTRODUCTION
    Le Togo, une « Afrique en miniature » - Enjeux stratégiques - L'influence française menacée
    II. LA MARQUE COLONIALE
    L'ancienne « Côte des esclaves » - Une « colonie modèle » - Le Togo sous mandat français - Fragile indépendance - Un meurtre fondateur - L'assassinat de Sylvanus Olympio

    III. GEOGRAPHIE DU POUVOIR
    L'ascension d'Eyadéma - Instrumentalisation des ethnies - Nord versus Sud - Coopération militaire - Une armée d'occupation - Kara, capitale bis
    IV. PILLAGES
    Au nom du développement - Eléphants blancs - Faillite d'Etat - Explosion de la dette - Réserves et chasse gardée - Une autre vision de l'écologie
    V. FUITE DE CAPITAUX
    Une fortune présidentielle - L'argent des phosphates - Comptes en Suisse - Corruption au sommet - Lomé, une « Genève de l'Afrique » - Zone franche
    VI. RESEAUX
    Diplomatie française - Retours d'ascenseur - Vieilles amitiés en périodes troubles - Sociétés de mercenaires - Sanctions internationales - Privatisations

    VII. EPILOGUE
    NOTES
    REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
    GLOSSAIRE
    ANNEXES


    Des passages du Dossier Noir n° 2 (1996) sur le Togo sont en ligne :

    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=343

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    Liens

    Le site du Comité de Soutien au Peuple Togolais, constitué récemment,
    avec entre autres des membres de Survie.
    > http://www.soutientogo.org

    portail Togo, lien donné par le journal "Le Monde"
    > http://www.icilome.com/

    Un site d'actualité en ligne dont l'équipe de rédaction est partagée entre le France et le Togo :
    > http://www.letogolais.com/

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