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Des dictatures qui ne tiennent plus que grâce au fil qui les relie à l´Élysée

Les dictateurs amis de la France !?

La Campagne

A partir de mai 2004, Survie a lancé une nouvelle campagne de long terme contre le soutien de la France aux dictateurs africains.

Son titre « les dictateurs amis de la France ! ? » exprime le questionnement et l'indignation suscités par les amitiés françafricaines affichées par les plus hautes sphères de l'Etat français, à commencer par le président de la République.

L'idée de cette campagne a été en grande partie inspirée par la mascarade électorale togolaise et son indigne cautionnement par la diplomatie française. Son opportunité s'est trouvée renforcée par de fructueux échanges menés ces derniers mois avec des démocrates africains, lesquels ont débouchés sur les mêmes constatations :

  • certains dictateurs africains ne tiennent que grâce au soutien de la France

  • ces dictatures ne sont pas démocratisables (on ne peut rien attendre d'elles)

  • il est du devoir des citoyens français, sans pour autant faire de l'ingérence, de dénoncer le rôle de la France dans le maintien de ces régimes qui attentent gravement aux Droits de l'Homme.
  • Il s'agit donc d'exprimer un rejet ferme de la dictature (qui est une forme d'esclavage) et des discours qui tendraient à faire d'elle un modèle politique pour l'Afrique.

     

  • L’Afrique laissée en pâture à des États bandits!
  • Ces dictateurs qui doivent tant à la France
  • Agir
  • Pétition
  •  

    Depuis les années soixante, la France confisque l’indépendance de ses anciennes colonies africaines en y maintenant un système d’exploitation clientéliste et néocolonial : Mise en place de dictateurs (complicité de coups d’État, fourniture d’armes et de mercenaires), soutiens politique, économique et militaire à ces régimes, silence face aux exactions et crimes qu’ils perpètrent, validation d’élections truquées, sont encore aujourd’hui les activités de prédilection de la diplomatie française en Afrique. Les exemples les plus marquants nous sont donnés par le Togo, depuis 1967 sous le joug de Gnassingbé Eyadéma, le Tchad livré en pâture au tortionnaire Idriss Déby, le Congo assommé par les crimes contre l’humanité de Denis Sassou N’Guesso, sans oublier le Gabon d’Omar Bongo, le Cameroun de Paul Biya, la Mauritanie, Djibouti, etc. En effet, malgré les discours moralistes et parfois moralisateurs de nos présidents de la République (Chirac lors du dernier sommet France-Afrique en février 2003, et avant lui Mitterrand à La Baule en 1990), la France continue de manifester un fort niveau de tolérance à l’égard de la dictature, tant qu’elle est pratiquée loin des frontières européennes.

    Il y a 150 ans, l’esclavage a été aboli grâce à la prise de conscience collective de son caractère abominable. Combien de temps faudra-t-il attendre pour qu’il en soit de même pour les tyrannies néocoloniales ?!

    Qu’il nous soit donc permis, par le biais de cette campagne, de crier notre ras-le-bol de ces régimes françafricains, non seulement parce que certains d’entre eux sont dans le peloton de tête de l’“Indice des Gouvernements Inhumains”, mais surtout parce que leur perpétuation écrasante ne tient le plus souvent qu’à un fil : le câble diplomatique, sécuritaire et financier qui les relie à l’Élysée. Il ne s’agit donc pas de se substituer aux opinions publiques africaines, sur lesquelles re-pose le destin collectif des États concernés mais, en tant que citoyens français, de dénoncer ce renoncement de nos gouvernants aux principes démocratiques universels dont il n’y a pas de raison que l’Afrique soit écartée.

    Nous, citoyens français confrontés à la politique du pire menée en notre nom, à l’amitié témoignée «au nom de la France» envers des dictateurs de plus en plus insupportables pour leurs peuples, au ressentiment anti-français perceptible au sein d’une part de la population africaine, à l’impuissance devant le nombre croissant d’exilés africains refoulés à nos frontières, avons de plus en plus honte de la politique africaine de la France.

    La France doit rompre les liens organiques établis avec les États Bandits africains. C’est le préalable nécessaire au développement des forces démocratiques dans ces pays !

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    L’Afrique laissée en pâture à des États bandits !

    Depuis les indépendances l’écrasante majorité des pays africains est gouvernée par des régimes politiques qui n’ont d’État que le nom. En l’absence de contre pouvoirs reconnus, de différenciation entre sphère publique et sphère privée, d’administration neutre et impartiale, d’institutions de contrôle et de sanction, de règles du jeu universelles et valables pour tous, ils s’apparentent aux bandes de bandits qui dominaient l’Occident avant le Moyen Age.
    Souvent mis en place avec des complicités occidentales, bon nombre de ces régimes ne tiennent aujourd’hui que grâce au soutien politique de leurs anciennes puissances coloniales. Jusqu’à quand ?

    Caractéristiques des États bandits

  • modalités illégales et illicites de prise de pouvoir (coup d’état, élection truquée…)

  • racket et razzia comme mode d’enrichissement

  • prédominance du chef autour duquel est organisée, structurée et hiérarchisée la Bande

  • précarisation du droit et des institutions du pays

  • Violence et cruauté
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    Ces dictateurs qui doivent tant à la France

    Denis Sassou N’Guesso (Congo), Omar Bongo (Gabon), Gnassingbe
    Eyadéma (Togo), Idriss Déby (Tchad), Maaouya Ould Taya
    (Mauritanie), Omar Guelleh (Djibouti), Lansana Conté (Guinée),
    Paul Biya (Cameroun), Abdelaziz Bouteflika (Algérie),
    Ali Ben Ali (Tunisie), Azili (Comores) etc.

    Des responsabilités françaises historiques

    La mise en place des dictatures complicité directe (fournitures d’armes, de mercenaires, de soldats) ou indirecte (silence qui vaut consentement)
    Le maintien des liens ex : aide militaire, économique via l’Aide Publique au Développement (Gabon), validation ou soutien d’élections truquées (Tchad, Togo)
    Le double discours (discours pro-démocratie et maintien des relations occultes)
    La complicité directe dans certains conflits post coloniaux (ex: le génocide des Tutsi au Rwanda en 1994)
    Le rôle des multinationales françaises dans le pillage du continent, le maintien de relations clientélistes, la déstabilisation politique et militaire (ex: Elf au Congo, en Angola, Bolloré en Côte d’Ivoire…)

    Aux origines des dictatures

    État et démocratie modernes sont le fruit de processus historiques qui ont d’autant mieux abouti qu’ils n’ont pas été contrariés ou compromis par des interventions extérieures.

    Si le continent africain a connu lui aussi des formes d’institutionnalisation politique et administrative (empires, Cités-état), jusqu’au 19 ème siècle, la colonisation a opéré une rupture brutale dans le processus.

    L’Etat colonial était en effet une régression de l’Etat moderne, car rien ne limitait vraiment le pouvoir du gouverneur et de ses collaborateurs, ni la corruption, l’enrichissement personnel et la répression.

    Avec la décolonisation, l’Etat colonial a souvent régressé très sensiblement vers une Bande de bandits avec un taux de criminalisation élevé. Tout cela sous l’influence de démocraties occidentales, dont la France, qui ont confisqué les indépendances et contribué à ruiner les espoirs démocratique qui en émanaient (assassinat des leaders démocrates, soutien aux dictateurs « amis »).

    Le Togo, 1967- 2005 sous le joug d' Eyadéma

    Triste record de longévité. Gnassibbe Eyadéma et son système clanique a régné sur le Togo pendant 38 ans, avec une armée surdimensionnée, poussant un cinquième de la population à l'exil. En 1991, le peuple togolais descendu dans la rue contraint Eyadéma à accepter la tenue d'une Conférence nationale démocratique Le Chef de l'Etat reprend les rênes du pays dans un climat de terreur et de violences. Malgré la résistance massive de la population, Eyadéma prolonge sa présence au pouvoir. Il organise des élections présidentielles truquées en 1993, en 1998, puis en 2003. (pour les développements depuis la mort de Gnassibbe Eyadéma, voir la page Togo ou le site de Survie France)

    Le rôle de la France
    Eyadéma bénéficie de l'appui de la Franc ce pour asseoir son pouvoir et ce depuis le coup d'Etat de 1963 contre Sylvanus Olympio, premier er président démocratiquement élu. Soutien militaire, dévoiement de l'aide publique pour des projets servant les intérêts du clan au pouvoir, complicité dans le détournement de la rente des matières premières, soutien diplomatique ne se sont jamais démentis. La France a cautionné la mascarade électorale de 2003, provoquant des réactions anti-françaises à Lomé

    > derniers développements : page Togo

    Déby, le bourreau du Tchad

    Depuis son arrivée au pouvoir fin 1990 le général Idriss Déby assume personnellement au Tchad une stratégie de terreur dont le bras armé est la tribu des Zaghawas. Les innombrables expéditions répressives menées en particulier au sud du pays s’accompagnent de multiples pillages et rançonnements.

    Au bout de treize ans, le bilan de ce cocktail de criminalité économique et politique rivalise avec celui du régime Habré. Nombre de ces forfaits relèvent du crime contre l’humanité. Avec l’exploitation récente du pétrole au Tchad (autre facteur d’instabilité) Déby s’accroche plus que jamais au pouvoir.

    Le rôle de la France
    Ancienne colonie française, le Tchad est resté depuis l’indépendance une arrière base stratégique pour l’armée française qui n’a eu de cesse d’installer et de contribuer à destituer une longue liste de dictateurs. Le Quai d'Orsay déploie chaque année des trésors de lobbying pour épargner à Déby la sollicitude de la Commission des droits de l’homme de l’ONU. Déby a fait l’École de guerre à Paris, où il a noué d’utiles contacts. Il est en outre initié à la Grande Loge nationale française, cénacle néocolonial. Ce « pedigree » lui a valu son adoubement par la DGSE (les services secrets français) au moment où se fomentait le coup d’Etat contre Habré. Déby reste soutenu par la France qui l’a aidé à truquer les élections présidentielles de 1996 et 2001.

    > plus d'infos : page Tchad

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    Agir La Campagne

    Il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire de mobiliser citoyens et élus pour favoriser un assainissement des relations entre la France et l’Afrique.

    Exigeons ensemble:
    • L’arrêt de la coopération militaire et des ventes d’armes en direction des régimes répressifs et/ou agressifs
    • La mise en place de mécanismes stricts de contrôle de l’aide et de garantie de son nondétournement, l’octroi d’une part plus significative au renforcement de la société civile dans les pays africains, la mise en place d’un audit parlementaire permanent sur ces thèmes
    • La fin de l’envoi d’ambassadeurs « validateurs » d’élections truquées
    • Le « service minimum » de relations diplomatiques avec les régimes qui ne procèdent pas d’une élection
    démocratique
    • La levée de l’ambiguïté sur la nature officielle ou personnelle des relations entretenues avec les dictateurs africains
    • La fin de l’impunité des crimes politiques et économiques
    • La réforme de la politique d’asile en faveur des populations exilées de pays réputés peu respectueux des droits de l’Homme.
    •La reconnaissance de la nullité de la dette odieuse contractée par des régimes dictatoriaux

    En Afrique, la démocratie est en marche, ne l'entravons pas!


    La dictature, fatalité africaine ?
    La carte politique actuelle et le traitement médiatique dont "bénéficie" le continent pourraient le faire croire. Mais si l'afropessimisme se conjugue souvent à une forme de fatalisme méprisant, l'espoir porté par les sociétés civiles africaines est bien réel. Depuis une quinzaine d'années, la démocratie est véritablement en marche en Afrique.
    Dans certains pays en effet l'État colonial ou néocolonial a pu évoluer vers une forme " moderne ", avec un certain degré d'institutionnalisation de l'État de droit. C'est le cas au Mali, au Niger ou au Sénégal pour l'Afrique francophone mais aussi celui de l'Afrique du Sud post-apartheid ou du Ghana, en Afrique anglophone, parfois à l'issue de ruptures brutales avec le modèle post-colonial.
    Dans beaucoup de pays, les populations civiles ont prouvé par leur mobilisation qu'elles aspiraient à des élections libres et incontestables, pouvant déboucher sur de véritables alternances démocratiques. L'espoir suscité par les conférences nationales souveraines des années 90 n'a pas disparu. Parmi les syndicalistes, journalistes indépendants, associations citoyennes, ONG, artistes africains, on trouve un nombre important d'authentiques démocrates prêts à lutter pour leurs idéaux, parfois au péril de leur vie.

    La dictature n'est donc pas une fatalité africaine mais bien le fruit d'un processus historique qui a pu être rompu grâce à la mobilisation d'un certain nombre d'acteurs. La pression des sociétés civiles des pays du Nord sur leurs gouvernements pour les convaincre de soutenir les peuples plutôt que leurs
    dictateurs est un de ces facteurs.

    Le discours pro-démocratie de la France, un leurre ?

    La Baule, summum de l'hypocrisie mitterrandienne :
    Alors qu'un vent de libéralisation politique souffle sur le continent africain, le Président François Mitterrand prononce en 1990 le célèbre discours de La Baule dans lequel il encourage ses amis dictateurs à produire un effort démocratique sous peine de voir se réduire l'aide de la France. Menaces en l'air, les gouvernements français successifs continueront de soutenir allégrement les pires dictatures.

    Chirac, champion de l'impunité ?

    Lors du sommet France-Afrique de février 2003 à Paris, Jacques Chirac a brandi la menace de la fin de l'impunité pour les dictateurs, invoquant la mise en place de la Cour Pénale Internationale.
    Quel crédit accorder cependant aux déclarations de cet ami personnel de bon nombre de ces despotes, qu'il continue à accueillir chaleureusement à l'Elysée et à féliciter à chaque élection truquée ?

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    La Pétition

    Pétition contre le soutien de la France à ses "amis dictateurs"

    Publié le lundi 5 juillet, 2004

    Pétition adressée à l'Elysée

    Depuis les années soixante, la France confisque l'indépendance de ses anciennes colonies africaines en y maintenant un système d'exploitation clientéliste et néocolonial. Mise en place de dictateurs (complicité de coups d'État, fourniture d'armes et de mercenaires), soutien politique, économique et militaire à ces régimes, silence face aux exactions et crimes qu'ils perpètrent, validation d'élections truquées, sont encore aujourd'hui les activités de prédilection de la diplomatie française en Afrique. Les exemples les plus marquants nous sont donnés par le Togo de Gnassingbé Eyadéma, le Tchad d'Idriss Déby, le Congo de Sassou N'Guesso, sans oublier le Gabon d'Omar Bongo, le Cameroun de Paul Biya, la Mauritanie, Djibouti, etc.

    Il est grand temps d'exprimer notre ras-le-bol de ces régimes françafricains, non seulement parce que certains d'entre eux sont dans le peloton de tête de l'"Indice des Gouvernements Inhumains", mais surtout parce que leur perpétuation écrasante ne tient le plus souvent qu'à un fil : le câble diplomatique, sécuritaire et financier qui les relie à l'Élysée.

    Il ne s'agit donc pas ici de se substituer aux opinions publiques africaines, sur lesquelles repose le destin collectif des États concernés, mais, en tant que citoyens français, de dénoncer ce renoncement de nos gouvernants aux principes démocratiques universels. La France doit rompre les liens organiques établis avec les États Bandits africains. C'est le préalable nécessaire au développement des forces démocratiques dans ces pays !

    Nous demandons :

    L'arrêt de la coopération militaire et des ventes d'armes en direction des régimes répressifs et/ou agressifs

    La mise en place de mécanismes stricts de contrôle de l'aide et de garantie de son non-détournement, l'octroi d'une part plus significative au renforcement de la société civile dans les pays africains, la mise en place d'un audit parlementaire permanent sur ces thèmes

    La fin de l'envoi d'ambassadeurs « validateurs » d'élections truquées

    Le « service minimum » de relations diplomatiques avec les régimes qui ne procèdent pas d'une élection démocratique

    La levée de l'ambiguïté sur la nature officielle ou personnelle des relations entretenues avec les dictateurs africains

    La fin de l'impunité des crimes politiques et économiques

    La réforme de la politique d'asile en faveur des populations exilées de pays réputés peu respectueux des droits de l'homme.

    La reconnaissance de la nullité de la dette odieuse contractée par des régimes dictatoriaux.

    signer la pétition en ligne :
    > http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=435

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